Dédicace Rock Stories





Elles se dérouleront le :

- 31 Janvier à Paris à partir de 19 heures à la Cantada II , métro Ménilmontant

- le 20 février à Marseille de 18h à 19 h avec Eths, Tripod, Klyde, Lunatice age au Lollipop Music Store ( 2 Blvd Théodore Thurner 13006 Marseille - Métro Cours-Julien/Notre Dame Du Mont)- Concert de Alive Inc.

- le 20 mars à Saint-Etienne, au Fil avec Punish Yourself. Horaires à préciser.

- le 25 mars à la fnac Clermont-Ferrand, à partir de 17h30 avec Les Elderberries en showcase

- le 18 avril au festival RUKUPERSOUND de Lyon, de 18h à 00h

- le 7 mai à la fnac Part-Dieu de Lyon avec The Elderberries à partir de 17h30

- le 30 et 31 mai à Saint-Etienne pour le festival Paroles et Musiques de 12h à 00h00

- le 3 juillet à la fnac de Saint Etienne avec Bario Populo

- le 30 et 31 mai à Saint-Etienne pour le festival Paroles et Musiques de 12h à 00h00


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Dédicace Rock Stories
# Posté le lundi 12 janvier 2009 06:34
Modifié le samedi 11 avril 2009 07:07

Héroïn(e)

Héroïn(e)
Héroïne
L'expo « Héroïne » se déroulera 24 janvier au 24 février, le vernissage avec les artistes le 31 janvier 2009 au bar La Cantada à Paris (13 rue Moret, 75011)en même temps que la dédicace "Rock Stories".


Héroïn(e) est une série de vingt quatre textes et poèmes (douze poèmes et douze textes) publiés dans un recueil de poésie intitulé « Il e(s)t Elle » et sorti en Novembre 2007 aux éditions Les Deux Encres. L'expo comprend donc les douze photos et les douze textes.


Prises en photo par la photographe professionnelle Nathalie Sicard aka Irae, nous avons démarché des musiciennes/chanteuses oeuvrant dans des groupes de rock français afin que chacune d'elle illustre l'un des douze poèmes de Héroïn(e)[/c]

Les artistes illustrant les photos

Thuy (Ina-Ich)
Candice (Eths)....
Lussi (Mypollux)....
Manu (Dolly)
Melissa Mars
Anne (Oxygen)
Camille (Helluvah)
Jacqueline (Les Suprêmes Dindes )
Anne-claire (Ex Nihilo Vox)
Laurence (Molly)
Tita (Nelly Olson)


Crédit photo : Nathalie Sicard Aka Irae
# Posté le lundi 12 janvier 2009 06:30

Fais-moi mal Johnny


FAIS MOI MAL JOHNNY

Abstinence. Abstinence de silence. Comme un cul évaporé, dispersé dans le noir. Perdu dans la folie, le carnage, oui carnages pas assez sages. Allez Johnny, viens, viens en meute chasser la bête, bête immonde et à pleurer. Tu vois pas que la vie c'est sombre ? C'était toi le rêve américain désagrégé, c'était toi le pantin jeté aux silhouettes et aux ombres. Allez Johnny, vas-y, vas-y les yeux fermés et fais-toi mal. Vas-y aussi profond que tu peux. Dans son corps, dans ta chair. Mmm oui encore, encore, ne t'arrêtes pas. La guerre c'est froid seulement quand t'es mort. Seulement quand t'es plus qu'une pensée, une ligne dans les journaux entre miss météo et miss parano.
Alors prends ma main et soit ma cavalcade, ma dernière, ma nouvelle brimade. Bulletin pour élection. Pardon, érection je veux dire. Le pouvoir de te tondre, le pouvoir de te balancer, comme un soldat pendu sans arme, sans âme...Comme un soldat mis bout à bout et qui deviendrait beau et fou. Allez Johnny, c'est l'heure de te lever. C'est la guerre, c'est la parade. Il faut du sang sur ta peau, juste pour rendre ça un peu plus beau.
Oui Johnny t'as raison, plus ne rien ne fonctionne. Des gorgées pleines chez les nones. Des soupirs poétisés un à un dans le vent. Soupirs chaud et soupirs froid. Froid comme un plat. Ouais, un plat. Voilà ce que t'es devenu Johnny. Voilà c'est toi. Un plat. Qu'on goutte à goutte les lèvres pleines, les lèvres plaines, pleines de ta chair, de sa chair, à lui, ton ami, ton ennemi. A lui qui voulait ta peau. Qui voulait y cracher dessus, y crever y pisser en riant. Parce que Johnny tu l'as compris, la guerre c'est ça. C'est inexplicable à 20 heures. Juste un peu larmoyant. Pour les ménagères tu sais bien. Pour les faire pleurer un peu. Pour leur faire croire que tout ça a un sens, que t'es un héros, que tu sauves les fils de nos fils, que tu trembles pour le monde et que tu meurs dans un pleur dans un mouchoir un peu trop sale.
T vous Johnny, tout ça est artistique, un peu bandant comme une trique. Y tirer dessus sur la joie et les petites morts. Couchés touchés, importunés infortunés. Non ne les loupe pas ou on t'en voudra. Allez défends ta patrie, ton pays, ton ineptie, ta folie. Oui ne décroche pas. Les gouvernements ont besoin de toi. Peut-être pour faire des lois, pour s'écarteler le peuple en bas aussi, pour l'écouter craquer sous leurs chaussures, pour le voir ramper sous les glaviots des lampions fraternités égalité prisonniers. Oui Johnny, tu comprends, la guerre c'est nécessaire. Oui Johnny il faut que tu reviennes. Que tu reviennes nous raconter. Comment c'était beau là-bas. Comment c'était triste ce gosse, ce viol marqué de ton sceau, de ton rêve qui dort un peu moins fort.
Sauf que tu sais quoi Johnny. T'as perdu tes bras, t'as perdu tes jambes. C'est la faute à pas de chance on te dira. Alors quoi Johnny boy tu te réveilles seul dans le noir. On te met de côté un soir, ce soir. Tu sais, juste pour pas voir. Pas te voir comment t'es beau amputé. Oui tu comprends Johnny, les télés pourraient s' émouvoir. Mais elles diffuseraient pas. Ben oui Johnny, elles se contrôlent pas.


Johnny t'es ou ? Ta voix résonne entre les murs, dans la chambre où personne ne t'entend plus. Johnny, on aura beau dire, c'est beau la vie quand même. Tu trouves pas ? On t'envoie là-bas pour perdre l'aurore, on te dit que c'est un beau combat. Que le monde a besoin de toi. Oh Johnny fais-moi mal. Pourquoi, pourquoi t'as pas compris que le vent passe entre les branches, entre les cellules immondes et infécondes de leur cerveau ? Oh Johnny, c'était pourtant si simple. Simple comme des mains noyées dans l'or noir, comme le c½ur fondu fendu chez les tristes, chez les sinistres présidents ministres qui ne voulaient qu'un petit mot de toi. Un doux billet craché sur ta tombe, éructé et tant pis si tu tombes. Johnny démocratie, Johnny on a bien ri. Parce que quoi, t'y crois encore à ces farces, à ces fous barbares, à ces illusions de ton pays ?

Non Johnny, la guerre c'est pas ça. La guerre c'est cynique comme une bite. Ca crache et ça joui en solo perverti. Ca sème aux vents mauvais, ca creuse des envies, des envies de grandir, des envies de mourir dans le système capitaliste communiste démocratique d'une tique qu'on aurait pas gratté assez fort pour l'écraser. Pour la démembrer avec ses foutues illusions, ses foutues contraceptions à urne secrète, à burnes sélectes branchouillées d'un costard un peu trop noir. Corbeaux pas si délicats. Corbeaux qui aiment le plat. Tu sais bien, le plat du roi, le plat de toi.

Allez Johnny fais-moi mal, t'inquiètes pas demain ça ira mieux. Demain on t'oubliera, juste un nom semé en terre, une pierre sur la tête pour pas que tu te relèves. Pour que tu dormes et que tu rêves,

Que tu crèves,

Une fois pour toute.

Allez Johnny fais-moi mal. Oui le mal est Général, oui le mal est Capital.
Allez Johnny fais-moi mal, ce soir tout est permis, tout est Paris ce soir on joue à l'interdit. A la loterie.

Allez Johnny fais-moi mal. Non pas anal, non pas banal.
Allez Johnny fais-moi mal, ton pays te regarde

En versets de l'Etat.
Oui mon frère, en versets du repas.
# Posté le lundi 12 janvier 2009 06:26

LA DICTATURE CHINOISE EST ELLE PASSEE DE MODE ?



Bon. Il devait faire dans les moins cinquante – au moins- et j'en menais pas large. Je veux dire ok la neige c est beau et tout, mais quoi, à un moment donné on aurait dit qu'on se trouvait quelque part genre en Alaska à chercher des poissons sous la glace. Comme mes vieux venaient de s'engueuler sérieux – leur sport favori - j'ai décidé d'appeler Emilie pour voir si ça la brancherait de regarder les néons dans la rue avec moi. Elle a dit que oui, qu'on pourrait aussi aller au cinéma ou à la patinoire mais pas avant deux ou trois heures parce qu'elle avait un tas de trucs super importants à faire. J'ai dis ok et j'ai raccroché. Du coup, comme j'avais un peu de temps à tuer, j'ai choppé un sac de bonbon – des nounours gélifiés si vous voulez savoir – et je suis sorti dans la rue pour voir un peu comment ça se passait dans notre fichue société. Dehors, y'avait des tas de types et de filles stressés, des gens qui portaient une tonne de sacs plus gros les uns que les autres. Genre cadeaux de Noël du dernier moment. A un moment j'ai croisé un sdf avachi sur son carton, grelotant et tout. Un couple est passé juste à côté et la femme, bon chic bon genre avec ces soixante piges et des bijoux partout autour du cou, elle a dit un truc du genre « oh mon dieu, avec ce froid, que ça doit être terrible ! ». J'ai rien dis mais je pensais que ouais, être sdf en été ça doit le super bon plan, croyez pas ? Alors ce que j'ai fait, c'est que j'ai pris une poignée de nounours et je l'ai filée au type en blanc. Il m'a regardé et on s'est sourit. Comme je savais pas quoi dire et que je voulais pas passer pour un crétin, j'ai décidé de tracer mon chemin. Un peu plus loin y'avait ce supermarché où tout le monde allait et où je suis donc allé.
J'étais à l'entrée avec mon sac de bonbons dans les mains quand un type de trois mètres de haut –minimum- m'a dit que stop que je ne pouvais décidément pas rentrer avec ce sac. J'ai demandé pourquoi et il m'a dit que c'est le règlement, que les services secrets ou des tas de types dans ce genre qui rigolent pas me verraient d'un sale ½il. J'ai répondu que c'était Noël et que allez quoi, un petit geste. Lui, il a pas bronché, c'était toujours le règlement qu'il disait. Alors du coup, j'ai du finir mon sac de bonbons devant sa pomme et je lui ai donné une fois vide. Il m'a regardé d'un sale air mais je m'en foutai. J'lui ai tiré la langue et me suis mis à courir comme à fou à l'intérieur. Une fois dedans, sûr que je l'avais semé, j'ai commencé à mater un peu partout et rapidos j'ai cru que j'étais dans un zoo. Sauf que les animaux étaient en liberté. Mais surveillés quand même. Faut pas déconner. Comme je savais pas quoi faire, j'ai tourné un bon moment avant d'aller me planter devant les télés pour voir les conneries que ça débitait. Bon, autant vous le dire tout de suite, c'était toujours le même programme : violence feuilleton et des acteurs qui jouaient pitoyablement dans une énième version de télé-réalité-déglinguée. Et puis, d'un coup, y'a eu les infos sur toutes les télés. J'allais partir quand un truc à retenu mon attention. La nana un peu trop bien coiffée qui présentait les mauvaises nouvelles disait qu'il fallait vachement faire gaffe au lait de bébé de ces gars qui avaient récemment eu les jeux olympiques de l'argent. Ca a lui a prit quoi, à peine trente secondes pour sortir ça et elle a tourné la page comme si de rien était. Un truc à gerber, sans déconner.

Je veux dire, ce qui me faisait gerber pour de bon, c'est que tout le monde avait l'air de s'en ficher alors que c'était quand même super important de pas laisser tous ces bébés crever à cause de types qui voulaient faire du fric sur notre pomme. C'est là que je me suis rappelé ce que j'avais dis à Emilie. Je lui avais parlé de ces jeux soi-disant olympiques et comment les gens s'étaient unis pour dire que non vraiment, on devrait pas faire ça là-bas. Emilie, elle avait ce tee-shirt avec les menottes qui représentaient le logo des jeux et tout. Un truc assez classe mais pas tellement finalement. Parce que quoi, je lui avais dis qu'à coup sûr, tout ça ça serait rien qu'une mode de plus et qu'une fois les jeux finis plus personne en causerait de ces foutues règles que le pays respecte pas. Elle avait fait un peu la moue. Elle me croyait pas. Elle disait que c'était important de les soutenir dans ce chouette combat. Quand je lui ai dis « soutenir qui ? » elle a dit « les gens qui souffrent là-bas ». Je lui ai demandé de me préciser qui c'étaient les gens exactement et elle m'a dit « je sais pas, les innocents qu'on met en prison ». J'ai commencé à rigoler et elle a pas aimé. J'ai continué en lui disant que « les gens », les innocents, y'en avait bien assez chez nous qui se demandaient ce qu'ils fichaient en cabane et qu'on faisait pas forcément des tee-shirt ou des « 20 Heures » pour eux. Que déjà c'était pas un mois avant qu'il fallait se réveiller mais lorsque ces foutus gens avaient attribué les jeux à ce pays. Que c'était trop facile le coup du tee-shirt, que c'est sympa, que ça soulage sa conscience et tout. Mais que j'y croyais pas. Je me disais que c'était un truc médiatique, que l'union de tous ces gens allait foutre le camp une fois que la flamme J.O serait éteinte. Et bien sûr ça pas loupé. Vous en voyez encore beaucoup qui le portent ce tee-shirt ? Moi, j'aurais voulu que ça dure tout le temps, avant, pendant et après. Sauf qu'on est passé à autre chose. On a mis son tee-shirt, on a dit que c'était pas bien et on a enlevé le maillot. On s'est mouillé juste ce qu'il fallait pour dire que les gens qui souffraient pouvaient compter sur notre soutien. Sauf que maintenant on les a comme qui dirait mis de côté et le régime peut continuer à saper le moral des troupes intérieures. Du coup j'attends avec impatience la nouvelle action médiatique pour les droits de l'homme. J'attends le nouveau tee-shirt à la mode.

C'est pour ça que quand j'ai vu la pomponnée des infos, je me suis que la dictature au fond, c'est rien d'autre qu'une sale guerre, qu'une sale mode. Que ça dure un temps et que ça passe. Non, vraiment, des fois, je comprends vraiment rien à cette fichue société. Faudra qu'on m'explique. Alors bien sûr on me dira que je suis pessimiste et que tout ça c'était comment dire, symbolique. Ouais, je veux bien...enfin, j'attends toujours le tee-shirt sur la Birmanie ou la Corée du Nord et tout le reste. Peut-être qu'on devrait organiser les J.O là-bas ? Juste pour se remémorer ceux qui ont pas toujours l'occase de passer à la télé. Mais quoi, sans doute que les J.O c'est pas assez sexy, pas assez business pour tous ces pays. Impossible d'y faire de la thune, croyez pas ? Alors on se contentera de faire comme si... on se contentera d'attendre que la télé nous dise comment nous habiller.

Quand Emilie est arrivée on est allé au ciné en se tenant la main et c'était vachement bien. Pendant un moment j'ai voulu lui dire pour le coup du lait de bébé. Sauf que quoi, c'était Noël et j'allais pas gâcher l'ambiance non plus.
# Posté le samedi 27 décembre 2008 08:06

radio poem

Lecture des poèmes d'"Héroïn(e)" et des nouvelles de "Rock Stories"...

Rendez-vous le 23 décembre de 19h à 20h sur 90.9 FM pour Saint Etienne ou http://www. radio-ondaine. fr pour les autres...
# Posté le mardi 23 décembre 2008 07:26